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La rosée du matin

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5 avril 2013

Roue de l'année

Samain : honorer les ancêtres, accepter sa part d'ombre, mourir à soit, faire le deuil des choses qu'on estime ne plus être nécessaire. 

Solstice d'hiver : nuit la plus longue, les ténèbres sont à leur apogée avant le retour de la lumière, pérennité, symbolisme de la bûche

Imbolc : premières pousses qui émergent de la terre, crocus. Purification : on commence à chasser l'hiver (carnaval, kilos en trop, on fait de la place pour du neuf, ménage) pour mieux accueillir la nouveauté. C'est la lustration la purification par l'eau. Se purifier en vue de la nouvelle période d'activité qui se prépare. Lactation, naissance des agneaux.  Fête féminine sous l'égide de Brigid. On se purifie.

Equinoxe de Printemps ou Ostara : symbolique proche de Pâques. Renouveau, renaissance, fertilité (lapin, oeufs...). On sort de la nuit. L'hiver meurt. Le soleil est devenu suffisamment puissant réchauffer la terre et faire renaître la vie. pour apporter la vie. Ce n'est plus le temps des veillées au coin du feu des bougies, c'est le temps pour commencer à sortir de chez soi. C'est le temps pour l'enfant intérieur de lâcher la main de sa mère et expérimenter. Temps d'apprentissage, de découverte, semer les graines de sa future vie. Semailles. Floraison. Prise de conscience de la nouvelle vie qui mène vers l'expansion avant les futures réalisations; Inspiration. (Beltane : passage à l'acte ?).  Réceptivité à ce qui se passe dehors mais sans passage à l'acte. On es réceptif, on s'ouvre à l'extérieur, à la nouveauté. 

Beltane : Purification par le feu, on saute le feu de Bel. On franchit un cap, on ose, on devient adulte, on prend ses responsabiltés, on agit. On s'unit à l'autre. 

Equinoxe d'été : Période de grande activité, on est productif.

Lugnasadh : on se réunit pour partager, on profite de nos acquis et en fait profiter à nos proches, générosité. On est mûr, on fait partager nos fruits. Nos capacités, nos savoirs et savoirs-faire... On est dans l'épanouissement. 

Equinoxe d'automne : L'activité ralentit, c'est le moment de récolter et de faire le bilan. 

 

 

 

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5 avril 2013

La Sorcière...

Depuis quelques jours je sens de nouveau une connection au Divin, à l'archétype de la Sorcière... La Sorcière en tant que femme libre et créatrice, cela me parle beaucoup, je me sens pousser des ailes en même temps que je sens raisonner en moi ma nature profonde, bref je me sens moi même libre et vivante. 

Je suis en train de comprendre que pour me réaliser pleinement, je dois faire parler ma créativité !

"The world is, of course, nothing but our conception of it."

14 mars 2013

Sagesse chinoise

Je m'intéresse beaucoup au taoïsme, qui s'inspire des principes naturels, logiques. Le taoïsme ne cherche pas à figer les choses : http://www.tao-te-king.eu/

J'ai également trouvé ce texte de sagesse chinoise intéressant : http://www.jeanbouchartdorval.com/jardin/sin.html

La sagesse chinoise est profondément holistique, elle a une vision globale.

Je vous souhaite une bonne lecture !

14 mars 2013

La beauté du monde...

J'ai longtemps ressenti "le souffle des Dieux", leur force, me sentant accompagnée, guidée par eux. Cela parlait à mon coeur. A l'époque, je pensais que la science cherchait à tout disséquer, et tout démystifier, que sa démarche était forcément réductrice. Je pensais que la science n'était plus capable de voir la beauté qui réside dans l'Univers, qu'elle avait trop isolé chaque part de la Nature jusqu'à rendre chaque chose inerte.

Aujourd'hui, je suis beaucoup plus sceptique envers le religieux, envers une quelconque présence divine. Je crois que dans toute quête spirituelle on cherche du sens et de la beauté. Aujourd'hui je pense qu'il est plus essentiel pour moi de chercher de comprendre la Nature pour ce qu'elle est, dans ces manifestations visibles. Le sensible a pris une telle importance que j'ai perdu l'intérêt pour la métaphysique. Cela peut-être difficile à accepter car cela signifie perdre du sens, perdre des réponses à des questions existentielles. Admettre qu'on ne sait pas... "Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien".  

En fait je cherche à comprendre et je cherche toujours la beauté. J'ai découvert que la beauté résidait dans l'immense complexité du monde, et j'admets qu'il y a des questionnements qui nous dépassent, et pour faire écho à ce qui suit, je crois qu'aujourd'hui je préfère douter, c'est à dire reconnaître la part de mystère, d'inconnu et ne plus chercher forcément à y donner du sens, à figer cela...  Au fond c'est peut-être la religion qui est réductrice.

J'ai découvert en lisant des scientifiques comme Hubert Reeves, qu'on pouvait très bien être scientifique et s'émerveiller devant la beauté de l'Univers... Je me rends compte que pour certains scientifiques le monde sensible est si riche qu'il importe peu de savoir s'il y a un Dieu derrière tout ça, ce monde est en lui -même une source d'émerveillement. Pour illustrer mon propos, je vous renvoie à cette magnifique vidéo : 

11 mars 2013

La façon dont je pense le néopaganisme...

Selon moi, le paganisme est une religion sans dogme, et à vrai dire je me reconnais mal dans le monde néo-païen qui est une contre-culture en quelque sorte.

- J'aimerais un néopaganisme qui me ressemble et qui me mette à l'aise, je veux avoir l'impression d'être moi-même et pas une prêtresse, druidesse, fée... Les célébrations peuvent être l'occasion de mettre une tenue spéciale mais il faut garder à l'esprit que l'habit ne fait pas le moine. J'aimerais que les païens se reconnaissent entre eux parce qu'ils partagent des valeurs communes plutôt que parce qu'ils ont un dress-code commun.

- J'aimerais un néopaganisme qui ait un discours cohérent et qui ne réécrive pas l'histoire, un paganisme qui admette qu'on ne peut remonter le temps. Un néopaganisme qui ait du sens à l'heure actuelle, qui ne soit pas passéiste, qui soit inscrit dans le moment présent.

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7 mars 2013

Valeurs communes du paganisme

J'ai essayé de trouver quelles sont les valeurs communes au différents païens. C'est une liste rapide.

- Respect de la Vie : la Nature, les autres, soi-même.

- Harmonie avec la Nature : important des cycles, réflexions sur le temps, l'univers (notamment au travers des fêtes païennes luni-solaires). La mort non pas taboue mais faisant partie du cycle "la mort nourrit la vie".

- Dimension à la fois cosmique et plus terrienne de la vie : L'homme entre terre et ciel, les pieds ancrés dans le sol, la tête dans les étoiles.

- Harmonie avec la terre où l'on vit (ce qui me semble plus cohérent que le sol d'où l'on vient) : consommer local et de saison pour éviter les transports pas vraiment écologiques mais aussi pour avoir les fruits moins chers, plus goûteux et vitaminés et parce la terre sur laquelle on vit doit logiquement produire les aliments adaptés aux besoins de notre corps selon le climat... 

- L'Emerveillement devant le miracle de la Vie.

- L'intérêt pour le mythe en tant qu'archétype, qu'inspiration...

et - j'aime le penser - la célébration de la vie : les païens sont généralement de bons vivants !

19 août 2011

Le mythe selon Lévi-Strauss

Bien que cette définition ne semble pas valable en ethnologie car elle englobe trop de choses à la fois pour concorder avec la réalité du terrain ,je pense qu'elle peut donner un point de vue synthétique intéressant sur différents aspects du mythe...

26 mai 2011

Dafydd ap Gwilym

Je publie ici des oeuvres du poète médiéval gallois Dafydd ap Gwilym qui réunit des thèmes qui me sont chers : la nature, l'amour et Dieu.
Ces poèmes sont origninellement écrits en gaélique, puis traduits en anglais et enfin en français. J'ai trouvé la première traduction dans le livre "Vivre la tradition celtique au fil des saisons" de Mara Freeman. J'ai traduit le deuxième poème à partir de la version anglaise trouvée sur le site : http://www.dafyddapgwilym.net/

 

Est-il vrai, fille que j'aime,
Que tu ne désires pas le bouleau, la forte plante de l'été ?
Ne sois pas nonne au printemps,
L'ascétisme n'est pas aussi bon qu'un buisson.
Et pour ce qui est de l'anneau et de l'habit,
Une robe verte ferait une meilleure ordination.
Viens au bouleau aux branches feuillues
A la religion des arbres et du coucou...

Ce fut adorable, fillette, d'unir nos vies,
Pour un moment, sous le bouleau.
Nous caresser, ce fut du plus plaisant,
abrités ensemble dans le bois retiré,
Nous mêlant comme le sable de la mer...

 

 


Invitation à Dyddgu


Fille parée de tous les dons
Dyddgu à la chevelure noire de soie,
Je t'invite au pré de Mynafon.
Une invitation fébrile n'est pas pour toi
Ce ne sera pas celle d'un glouton en sa tanière.
A celle qui est mon or, je ne promets rien
Si ce n'est un rouge-gorge et de l'hydromel ;
Un rouge-gorge brun au chant le plus doux
Et une grive de langue claire, plaisante.
L'ombre des taillis, et une chambre
de bouleau verdoyant, y'a t'il jamais eu meilleure maison ?
Tandis que nous serons dehors sous les feuilles
Nos bouleaux forts et beaux nous supporteront.
L'abri des oiseaux pour s'ébattre,
Un joli bosquet, c'est comme cela sera.
Neuf arbres admirables
Il en ait de toutes sortes :
Au dessous une voûte feuillue
Au dessus un clocher de verdure
Sous eux, plaisante demeure
Trèfle frais, manne du Ciel.
Un lieu pour deux
Ou trois, une heure, un instant.
Un lieu où vient le beau chevreuil des montagnes
Un lieu où un oiseau chante, c'est un bien bel endroit.
Un lieu où demeure le merle dru,
Un lieu où les arbres sont superbes, un lieu où grandissent les faucons.
Un lieu d'accueillantes maisons sylvestres,
Un lieu de maintes passions, le Ciel sur la Terre.
Un lieu où se trouve un palais verdoyant, un lieu où un froncement de sourcils est chose douce,
Un lieu près de l'eau, frais et lumineux.
Un lieu inconnu aux bois épais
Là cette nuit, fille aux couleurs de l'onde,
Allons, ma douce,
Allons-y, si nous allons quelque part, fille au visage rieur,
Ma belle aux yeux flamboyants.

15 mars 2010

La Terre... Terre vibrante, criante sous chaque

La Terre... Terre vibrante, criante sous chaque pas. Pour qui sait écouter... La Terre qui, à chaque instant, nous porte et nous soutient. Qui nous nourrit et à laquelle nous retournerons. Notre origine et notre fin. Nos racines et notre avenir... Veille à la Terre. Lorsque tout semble s'effondrer, lorsque les murs s'écroulent autour de toi, souviens-toi : tu es libre. Alors, retourne à la Terre. Epouse-là, t'imprégnant de son odeur, de ses milles couleurs...

Terre amante et guérisseuse, dispensatrice d'ivresse !

8 mars 2010

Tentative pour définir le paganisme

Le paganisme désigne les religions non-monothéistes. C'est à dire les religions polythéistes. A l'origine, le terme "païen" vient de "paganus" terme donné péjorativement par les chrétiens. On le traduit souvent par "paysan" mais en réalité il qualifie une personne étant du pays, un autochtone. En traduisant le terme paganus par paysan on pourrait croire que le paganisme était uniquement rural, ce qui est faux, le paganisme représente toute une civilisation préchrétienne. Sous l'antiquité, la religion était étroitement liée à la vie de la cité. C'était un phénomène collectif.

Le christianisme a essayé d'éradiquer le paganisme notamment par l'assimilation de fêtes païennes. Ainsi le solstice d'hiver,  fête païenne représentant symboliquement la renaissance du soleil, fut remplacée par Noel. La naissance de Jésus se substitua à celle du Soleil.

Aujourd'hui après 2000 ans de christianisme celui-ci semble à son déclin. Ses valeurs s'effondrent... Des valeurs païennes ressurgissent timidement.

Le paganisme n'est pas l'inverse du christianisme. Il serait faux de tenter de le définir en fonction d'une religion qui est tout simplement différente et ultérieure. Cependant il y a des antagonismes. Plus que des différences de culte, c'est surtout dans sa conception du monde que le paganisme n'a rien à voir avec le christianisme.  Pour les chrétiens, Dieu, puissance supérieure crée le Monde. D'un côté le créateur Tout-Puissant, de l'autre la créature. Le monde n'est qu'une création, fixée, figée une fois pour toutes en six jours. Dans la pensée antique, le monde c'est la "physis", terme grec qui désigne la croissance, l'engendrement, le mouvement... (Dans l'Odyssée, le terme "physis", traduit par "nature" en latin, désigne la capacité intrinsèque de croissance d'une plante).

 

Pour le paganisme, les choses sont en perpétuel mouvement, en constante évolution, chaque vie, chaque être participe à cette "poussée" universelle. L'être est acteur, il ne subit pas, il n'est pas passif.

Cette idée "créature vs physis" sous-tend quelque chose d'essentiel. Dans le paganisme le monde n'est pas la création d'une puissance supérieure et externe, il n'est pas un résultat. Il n'est pas créature, il est. Il n'a pas d'origine externe et ainsi ne dépend que de lui même. Il n'a pas de cause. Par exemple, le chrétien va dire "je crois que Dieu existe car quand je vois le monde si beau et si complexe, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est le résultat d'une puissance supérieure. Le païen se dira "le monde a-t-il vraiment besoin d'une puissance supérieure et externe pour être si beau et complexe, ne peut-il pas tout simplement être beau et complexe en lui même. Parfait parce qu'il existe. J'entends par là que le monde est physis, non création. Il est une puissance existante. Pour mieux comprendre la Physis ou ce principe de nature qui s'engendre elle-même et n'a pas de cause, voici une définition intéressante :

PRIMIGÉNIE, Pkimigema : 1° la Fortune à Rome; 2° la Nature ou Physis chez les Orphiques; 3° Proserpine. — Ces trois applications au surnom de Primigénie, qui veut dire la première née, nous font voir que Proserpine, Imarmène, la Nature, diffèrent moins qu'on ne le croirait au premier abord, puisque toutes trois peuvent passer pour la révélation première de l'être irrévélé.(1)

La physis nous débarrasse du principe de causalité (cause - effet soit poule, oeuf, qui a donc créé la poule ??? un oeuf... ), principe chrétien puis rationnaliste très linéaire. La physis est mouvement perpétuel, spirale. La conception païenne du temps et de l'espace est cyclique. Qui peut trouver l'origine du cercle ? C'est sans doute parce que tout le paganisme, tout l'esprit païen est régi par un tel mouvement perpétuel donc cyclique que les antiques ont voulu voir le mouvement des astres comme cyclique et l'importance du cercle, cercle = le symbole du divin, de la perfection. Il le voyait partout dans le monde, car il voyait le monde sacré. A moins que ce soit l'inverse, ils voyaient le monde comme divin car régit par le mouvement cyclique.

Je reviens sur mon idée de départ : le miracle dans le monde est qu'il existe. La physis est un miracle. Il y a quelque chose plutôt que rien. Selon ce principe de physis, les choses n'étant plus perçues comme cause-effet, plus dans la linéarité, mais dans une spirale un cycle je pense qu'ainsi les choses ne sont plus séparées. Une engendre l'autre mais elles reste liées. Alors que Dieu et sa création son deux choses différentes. Je vois dans la physis le monde qui s'engendre lui même chaque chose du monde est reliée. Cet notion de chose reliée est à vérifier. Mais ce doit être ça. Le contraire de physis, c'est "nomos", puissance ordonne le monde. "Nomos vient du verbe némo qui veut dire "opérer une division, un partageon le traduit d’ordinaire par « la loi », mais c’est aussi, plus précisément, ce que j’appelle le principe de vision et de division fondamental qui est caractéristique de chaque champ » (2).
A noter aussi que le suffixe -onomie vient de nomos, comme dans astronomie, économie.


Le principe de physis ne peut pas être compris de manière rationnelle. On peut le comprendre en réfléchissant mais pas avec ce principe de cause à effet car il y échappe lui même. Si vous ne vous êtes pas rendu fou avec la poule et l'oeuf vous pouvez encore le devenir en approfondissant ces idées en lisant Heidegger. Mais je pense que si vous m'avez suivi, Heiddeger ne vous apportera rien de plus qu'un bon mal au crâne, sauf si vous êtes passionné par la réflexion philosophique, je veux dire l'activité mentale, pas le sens que l'on peut retenir de ce genre de lecture... Aristote et les présocratiques compléteront aussi ce qui est écrit ici.

 

 

(1) Biographie universelle, ancienne et moderne. Partie mythologique.
(2)
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/n/nomos.html

 

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